On raconte qu'au XVIIème siècle, une jeune habitante de Riquewihr qui répondait au nom de Marie WOLF, vivait heureuse auprès de son fiancé. Son bonheur ne dura pas car la guerre éclata et les sépara.
Son fiancé, soldat, fut tué. Marie, par chagrin, vécut recluse, avec pour unique compagnie son chat noir. Dès lors les villageois la surnommèrent la sorcière. Un soir, qu'elle se promenait sur les remparts de la ville assiégiée, les ennemis furent terrorisés par ses longs sanglots et s'enfuirent paniqués.
Les Riquewihriens la déclarèrent alors bienfaitrice et gardienne de la ville. L'histoire se répandit dans la région et depuis, chaque habitant, pour se protéger du mal, accroche près d'une fenêtre, une sorcière orientée vers l'extérieur qui symbolise Marie WOLF.
Aujourd'hui, en Alsace les sorcières portent bonheur.
A son apparition, la Sorcière n'a ni père, Ni mère, ni fils, ni époux, ni famille. C'est un monstre, un aérolithe, venu d'on ne sait où. Qui oserait, grand Dieu ! en approcher ? Où est-elle ? Aux lieux impossibles,Dans la forêt des ronces, sur la lande, Où l'épine, le chardon emmêlés, ne permettent pas le passage. La nuit, sous quelque vieux dolmen. Si l'on y trouve, elle est encore isolée par l'horreur commune ; elle a autour comme un cercle de feu. Qui le croira pourtant ? C'est une femme encore. Même cette vie terrible presse et tend don ressort de femme, l'électricité féminine. (...) Tout autre sort Satan su sein brûlant de la Sorcière, vivant, armé et tout brandi. Quelque peur que l'on ait de lui, il faut avouer que, sans lui, on fût mort de monotonie.